Automobile
La communication automobile est faite de plusieurs marchés : Véhicule neuf, véhicule d'occasion, véhicule utilitaire, industriel, agricole et flotte d'entreprise. A ce jeu-là, la communication se fait totalement différente. Peu de choses sont visibles en masse média pour tout ce qui concerne VU, VI, VA et flotte. En revanche VN et VO sont des gros mangeurs d'espaces publicitaires. Ce qui singularise la communication VN est sans aucun doute le sérieux des approches créatives tant le marché est tendu. Renault et PSA ont d'ailleurs connu une année 2006 peu réjouissante bien que rivalisant en matière de création publicitaire avec les autres marques. Le déficit de nos marques nationales semblent bien être celui de l’innovation produit (à suivre le « Contrat 2009 » de Carlos Ghosn). Pour les novices, il faut absolument savoir que le bénéfice sur la vente de VN est relativement faible. Le salut vient des ressources financières obtenues par la consommation de prêt des acquéreurs. Pour vous forger une idée, prenons la DIAC de Renault : 1.500 salariés et près de 6,3 milliards d'euros d'encours en 2005 ! Constitués comme un véritable organisme de crédit, ces services financiers sont une manne d'or pour les constructeurs (tous possèdent les leurs). Pour générer de la consommation de prêt, il faut donc vendre du VN et du VO. Une opération VN appelle forcément une OP VO pour déstocker etc...TEG et durées varient, mais les revenus financiers sont bien présents sur les deux marchés. En matière de création publicitaire, on note une différence. Ainsi, le VO bénéficie de son statut de second marché. Moins de budget et un ton plus léger. Le positionnement de certaines marques les poussent néanmoins à revaloriser leurs services d'occasions, le taux de renouvellement du VN baissant ces dernières années. En voici un bel exemple que l'on doit à Audi et son agence italienne DDB. L'accroche : "Nous avons du laisser une preuve pour vous convaincre que c'est bien un véhicule d'occasion".


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