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Les pieds dans le plat !

Cette semaine, Gregory Duquesne (Managing Partner de Né Kid) mettait le doigt sur une illusion qui persiste dans les agences et services marketing des annonceurs : "la valeur des marques vient essentiellement de la valeur ajoutée qu'elles créent par l'image". En s'appuyant sur deux publications (celle de tnsSofresMégabrand et Brand Asset Valuator), il met en lumière l'inanité de cette vieille croyance selon laquelle l'image de marque est le principal ressort du capital marque. Il lui préfère un nouvel indicateur : la Brand Energy. Un triptyque (vision/invention/dynamisme) plus que pertinent. La suite est ici.

Une vision, une capacité inventive et un dynamisme avéré, le tout illustré par Australie

Il reste des places

Le Lundi Jeudi 4 octobre aura lieu le premier Pecha Kucha parisien sous l'impulsion de Benoit Drouillat et de toute l'équipe des Designers Interactifs. Pecha Kucha, une manifestation internationale de design qui a rassemblé des designers de tout poil dans 80 villes dans le monde depuis sa création en 2003. Principe : 20 images qui défilent avec 20 secondes de commentaires par image pour le créatif. Sacré challenge ! Foncez vous y inscrire, bonus c'est gratuit.

ps : rappelons que l'association Designers Interactifs organise depuis plus d'un an, plusieurs manifestations de cette même veine. Récemment, il était question de l'histoire du design interactif, une présentation d' Etienne Mineur téléchargeable ici. C'est aussi une association qui se penche sur les métiers du design avec entre autre des études sur les fonctions, salaires mais aussi offres d'emploi...

Pour les flashaddict, Fred Cavazza nous communique les grands gagnants du Flash Forward Festival ( une merveille - spéciale dédicace à Polo)

Bande annonce Pecha Kucha par KurtzMedia

Saut créatif

Merci à LSD de nous avoir déniché cette excellente publicité. Elle nous rappelle que la créativité se joue des secteurs d'activité.

Une création HappinessBrussels

Hoover_1_2 

Vélib, dans le panneau

Le Canard enchaîné nous livrait mercredi dernier les dessous de l'implantation des Vélib. Bien évidemment, nous savions que la contrepartie était de nouvelles concessions pour JC Decaux, mais connaissions nous exactement les dessous du deal ? Pour ma part, pas au point révélé par le Canard : 348 8mètres carrés et des centaines de 2 mètres carrés, pour un total de 1628 sur Paris. Etonnant deal pour une opération sous couvert d'action écologique et urbaine. Ces panneaux lumineux consomment par exemple "la même énergie qu'une famille française de 2.6 personnes".  Et le Canard de citer Pierre-Jean Delahousse, de l'association Paysages de France : " Comme, ils bougent, (toutes les 6 secondes), ils attirent plus le regard. Et comme ils sont éclairés la nuit, ils captent 40% d'audience en plus." Paris aura donc servi de laboratoire et maintenant de véritable vitrine commerciale Decaux. Voici donc la réalité Vélib.

Stupéfiant que personne n'ait encore saisi cette véritable aubaine. Côté agence rien, ce nouveau canal n'a pas encore retenu leur attention ainsi que celle des annonceurs ! Véritable point de rencontre, les bornes ont drainé un peu plus d'un million et demi de locations déplacements/locations. Les médias n'ont cessé de commenter les vertus de ces îlots : point de rencontre transgénérationnel, véritable nouvel espace social, mixité sociale, haut lieu de drague etc... Mais que font les annonceurs et les agences ? Seul Netvibes en a perçu l'utilité et ils ne s'y sont pas trompés, le widget est excellent. Les idées ne manquent pourtant pas pour une action alternative porteuse utilisant bornes et/ou vélos. JC Decaux Innovation/Opé spéciale ne manquera sûrement pas de marketer une offre rapidement. Guettons, guettons et pour toute idée sur le sujet et ce quel que soit la marque, contactez moi !

C'est vendredi

Voici une petite sélection non exhaustive de différents surfs.

- A télécharger chez Loïc Sattler une thèse "Média traditionnels et acteurs du Web 2.0 : vers la cohabitation ou la convergence des acteurs de l'information et du divertissement", d'excellente facture selon Loïc (je l'ai commencé). A déguster aussi le reste de son blog et en particulier ses Fresh Food délicieux.

- Chez Jacques Froissant, les conseils pour un cv vidéo.

- Une excellente initiative virale, celle du lancement du dernier album du Grand Dylan.

- Pour les fondus de design et de Flash, le site Toast Concept, trouvé chez serialflasher.

- Chez Frédéric Bardeau, à lire ses notes sur Godin, Dru mais aussi l'emploi des swot etc... Un ton original et singulier sur notre métier.

- Les tribulations d'influenceur du Xeul.

- Le blog d'un ancien d'Appel, Steve M. Chazin qui nous décrypte les stratégies marketing de la grosse pomme. A télécharger son ebook "5 secrets of the World's Best Marketing Machine.

- Le Top 5 trend watching tips de l'excellent Trend Watching.

- Un étrange photographe portraitiste, qui a tiré le mien il y peu : Eric Garault.

Ci-dessous deux choses, un excellent visuel signé par BETC EuroRSCG pour l'hommage à Serge Gainsbourg rend par Canal +, et une étrange vidéo sur la fuite des cerveaux français issue d'une série de 8 autres que vous retrouverez ici. Révélation le 25 septembre, à suivre et à faire passer !

Gainsbourg

J'ai pas pu...

... résister ! Trouvée chez Emmanuel Vivier.

Buzz

C'est Fallon qui nous l'apprend. Marc Ecko frappe une fois de plus très fort. Adepte d'un marketing alternatif toujours novateur, Marc Ecko avait déjà brandé le Air Force one, ce qui fut un des plus grands buzz en 2006. Aujourd'hui, il jette son dévolu sur un autre symbole de la culture nord américaine : le Base Ball. Il vient d'acquérir la balle d'un record historique, celle avec laquelle Barry Bonds a battu le record du légendaire Hank Aaron. Big deal, me direz vous. Pas si sûr ! La finesse de Marc Ecko est d'introduire à travers cet achat un débat à fort potentiel de buzz qui dépasse largement la sphère des adeptes du coup de batte. Comme il le confit lui même "I bought this baseball to democratize the debate over what to do with it. The idea that some of the best athletes in the country are forced to decide between being competitive and staying natural is troubling." Il déplace ici intelligemment le débat sur champ sensible, "existentiel" : être compétitif au risque de se fourvoyer (c'est le cas de Barry Bonds pour le dopage) ou de rester soi même (c'est le cas de Hank Aaron, premier joueur noir a connaître pareil succès au baseball malgré un environnement très hostile). Et pour soutenir ce débat, il invite tout à chacun à venir voter sur la destinée future de cette relique. L'une de ses propositions ne manque d'ailleurs pas d'humour puisqu'elle consiste à graver un astérisque, symbole d'une certaine hypocrisie du "produit".

La raison qui m'a poussé à en parler résulte de la capacité d'Ecko a surfer sur l'identité culturelle de son marché et de conférer un véritable rôle à sa marque. Il est en effet très rare de voir des marques endosser un rôle avec tout ce que cela suppose en terme industriel, marketing et communication (voir Danone). On est trop souvent sur du produit, du bénéfice ou encore de la valeur d'appartenance. Se donner un rôle dans la sphère de son marché est sans conteste une approche stratégique très forte, singulière, qui renvoie la concurrence à des années lumières. JM Dru avait l'habitude de dire que seul le leader pouvait emprunter cette voie. Marc Ecko nous en fait la démonstration contraire. Félicitations !...

A vous de voter

Ps : personnellement j'ai voté pour la troisième solution "Banish it", ne trouvant que des aspects aliénants au fétichisme.

Une ressource à méditer

L'animation est revenue en force dans la publicité lors du dernier trimestre 2006, et pour cause. L'animation cumule des potentialités de différenciation, de changement de registre, de taux de mémorisation qui tranche avec les pratiques habituelles. Coca Cola, Orange, BNP Paribas, Unilever, Match.com, GAN, ou plus récemment Guiness, l'ont allégrement utilisé persuadés de l'opportunité d'un changement de ton susceptible de renouveler leur discours. Du nucléaire (Areva) à la lessive (OMO) en passant par les grndes causes 'AIDS), le recours à l'animation a fait ses preuves sur l'ensemble des secteurs d'activités.  Pourquoi ?

- Codes simples et forts

- Dimension ludique (et ce quelque soit le sujet)

- Déclinables en multimédia

- Dépassement de codes sectoriels et des limites déontologiques

- Code publicitaire différenciant dans un environnement saturé

-  Possibilités d'univers symboliques sans fin et plus impacts

- Taux de mémorisation accru

Comme l'expliquait Christophe Lafarge  dans le Figaro "C'est une nouvelle logique des arguments publicitaires". A méditer !

L'une des pistes de recherche mène très souvent aux écoles pour y déceler les tendances émergentes. Je citerai entre autre l'excellente école italienne La Fabrica (un puit sans fond) et l'Ecole Européenne Supérieure d'Animation. Ci dessous le travail d'un collectif sud africain déniché par Daniel Mejia.

Mise en veille momentanée

Depuis la rentrée le rythme s'accélère fortement ce qui limite mon activité sur ce blog. Je devrais retrouver un rythme plus soutenu d'ici Octobre. Néanmoins, je posterai dès que possible. A venir courant de semaine un billet nommé "Aujourd'hui, on rase gratis !"

Ci dessous une pub sympa de WCRS Londres pour Brylcreem (ah si tous les matins étaient comme ça...)

Ovni publicitaire

Voici un spot qui anime depuis quelques jours la blogosphère anglo saxonne. Que l'on aime ou pas, force est de reconnaître le caractère particulièrement surprenant de la démarche de Cadbury's Dairy Milk et son agence Fallon London. A lire entre autre, la note de Faris Yakob à ce sujet.